Les trésors finlandais en France

Pour l’édition française, le groupe a acquis les tirages en langue française de certaines affiches finlandaises et exploré les fonds de la Bibliothèque nationale de France et du Centre des archives historiques de la SNCF à Paris.

« Nous voulions faire de l’édition française davantage qu’une traduction de l’édition anglaise. Alors nous avons continué notre chasse à l’affiche », explique Magnus Londen.

Parallèlement, le groupe a été mis en relation à Paris avec le professeur Jean-Luc Moreau, traducteur et écrivain. Celui-ci a enrichi l’ouvrage d’un essai dans lequel il commente avec finesse et malice les documents présentés.

« Nous avions inclus dans l’édition anglaise un essai de l’écrivain britannique Diana Webster, qui a été extrêmement bien accueilli. Nous souhaitions pour l’édition française un texte équivalent, mais écrit du point de vue d’un Français, et le professeur Jean-Luc Moreau nous l’a fourni. Ainsi, le livre parle directement à un lectorat français !

« Nous avons également trouvé en Martine Desbureaux, de Paris, une traductrice qui a réussi à ajouter une touche française au style de l’ouvrage. »

Ce que peu de gens savent, c’est que Magnus Londen possède la double nationalité finlandaise et française.

« Eh oui ! Mon grand-père maternel était né à Paris, et la famille de son père était originaire de Lyon. Comme on le sait, la nationalité française est héréditaire… Mais ma connaissance de la langue française est malheureusement très limitée, c’est un peu gênant. À l’école, j’avais des choses plus “importantes” à faire… »

 


Heikki Ahtiala, 1950.